50 stars nous attendent dans notre auditorium.

Ces comédiens, chanteurs,  réalisateurs,

vont  nous faire revivre des moments de leur vie…

Vous allez vous régaler…

Et puis, il y a ce livre que je viens de terminer  qui vous permet  de revivre ces beaux moments de radio où vous retrouverez ou découvrirez une cinquantaine d’artistes sélectionnés parmi les milliers rencontrés dans ma longue carrière,  ces artistes que nous avons tant aimés…

 http://static.skynetblogs.be/media/234306/1659313779.mp3    Indicatif LES FEUX DE LA RAMPE

qui donnent le départ de

l’émission des « FEUX DE LA RAMPE » 

 PLUIE DE STARS

A- Jean-Jacques ANNAUD Jean-Jacques_Annaud_par_Claude_Truong-Ngoc_février_2015.jpg

A- Fanny ARDANTfanny ardant cannes.jpg

A- ARLETTY

A- Michel AUDIARDarletty 01.jpg

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B-   Jean-Louis BARRAULT

 

 

B-   Marie Christine BARRAULTmc barrault ma nuit chez maud.jpg

 

B-   Julos BEAUCARNEdites-moi_3238840_1.jpg

 

 

 

Vous en prendrez connaissance  sur le blog?

« ITINERAIRE D’UN SALTIMBANQUE FOU DE THEATRE RADIO CINEMA « 

de Roger Simons – PLUIE DE STARS  (ENTRE SCENE ET MICRO) – 

et  Michel  Metteur En Web

 

Roger ne reste pas inactif

Il n’y a pas que dans le blog-annexe avec l’ Episode-12

que le théatre nous fait vibrer!

Roger ne reste pas inactif, dans le centre où il se rétablit

Il prépare pour janvier 2018 un spectacle pour les autres pensionnaires

LES FEUX DE LA RAMPE (ROGER SIMONS)

REPRESENTATION THEATRALE :

« ENTRE SCENE ET MICRO »

(Une explosion de rire !)

Mais aussi une lecture du « Le cahier », une oeuvre de Jacques Danois

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qu’il avait interprèté au Théâtre Littéraire de La Clarencière

 

Roger Simons et son équipe logistique

Une pause qui se prolonge …

Non, Roger Simons n’est pas en grève,

ni aux Bahamas,

ni parti chercher les Journaux avec les programmes des spectacles !

 

Amis de l’émission/blog  » Les Feux de la Rampe « , bonsoir.

Il est malheureusement encore absent du blog pour raison de santé, pour un « certain temps » que l’on espère court !

 

Vous souvenez-vous de cette blague du fût du canon et du temps qu’il met pour se refroidir ?

Et vous souvenez-vous du nom de son auteur ?

C’est le petit quiz de ce jour !

 

Entracte donc ! Mais, si vous surfez sur les archives, vous revivrez les grands spectacles de ces dernières semaines… de ces derniers mois…

que dis-je ? de ces dernières années !

 

Et aussi, sur le blog annexe, vous trouverez,

Mis en ligne tout bientôt l’épisode suivant du parcours de votre saltimbanque : le jeune comédien Roger Simons qui « monte » à Bruxelles !

Ne manquez pas ce récit, et découvrez son enfance à Liège, dans les épisodes précédents.

 

Amis des Feux de la Rampe, ensemble nous attendons avec impatiente la reprise de l’antenne de ce blog-émission par l’interviewer des grandes stars du spectacle !

Découvrez sur le site de la SONUMA ou sur AUVIO, l’une ou l’autre archive sonore de ses émissions, dramatiques et feuilletons de la RTBF … et de l’INR !

Par Ouï-dire… Jeanne Moreau se raconte 

Un jour dans l’histoire …. SIMONE SIGNORET

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A bientôt !

Bonne semaine et à tout bientôt !

Roger Simons et son équipe logistique

BRUSSELS FILM FESTIVAL 2013 (19/06 –26/06) FINALE

 

 

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Voilà une semaine qui s’est passée à toute allure.

Les films ont défilé  d’un studio à l’autre (st. 1, 4, 5)  sans discontinuer.

 Des films venant de  nombreux pays européens.

Des films de grande qualité.

Un public satisfait.

Ci-après, le  communiqué publié cette nuit  par le Festival :

La 11ème édition du Brussels Film Festival s’est clôturée ce mercredi 26 juin par la cérémonie de remise des prix en présence des lauréats, suivie de la projection du film I, ANNA en présence de son réalisateur Barnaby Southcombe et son actrice principale Charlotte Rampling.

 

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 Une édition qui a ravi les spectateurs avec des dizaines de milliers de festivaliers venus assister aux projections de films, concerts et rencontres. Outre la Compétition officielle focalisée sur les films européens, le festival proposait des Avant-premières et un Panorama ouvert aux œuvres mondiales ainsi que des projections en plein air consacrées au cinéma belge.

 Pour sa quatrième année à la direction du festival, Ivan Corbisier soulignait la diversité du cinéma européen avec des films comme le percutant Michael Kohlhaas avec Mads Mikkelsen, l’émouvant Miele, le drame empli d’espoir The Girl with nine wigs, l’intimiste Paradis Perdu ou encore le thriller danois Kapringen.

Des soirées thématiques ont permis aux festivaliers de plonger dans la cinématographie d’un pays, telle la soirée polonaise qui a compté plus de mille participants. De nombreux films ont fait salle comble comme Road North de Mika Kaurismäki ou encore Rhino Season en présence de son réalisateur Bahman Ghobadi.

 Le Brussels Film Festival renforçait également sa section musicale avec la projection de documentaires musicaux en présence notamment de Matt Berninger, leader du groupe The National, le chanteur belge Daan ou encore Bent van Looy qui a prolongé sa projection par un exceptionnel showcase.

 Suite au succès remporté l’an dernier, le festival a renouvelé sa journée speed dating entre producteurs et musiciens. S’associant cette année à la Fête de la Musique, le festival a fait vibrer Flagey lors d’une soirée de ciné-concerts avec notamment Chrysta Bell, Roscoe et Mélanie De Biasio, suivis de DJ sets, réunissant près de 3500 festivaliers.

 Après Peter Greenaway l’an dernier, le festival a accueilli cette année Bertrand Tavernier en invité d’honneur.


 

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Le cinéaste français a pu partager sa passion du cinéma lors de plusieurs Master Classes et leçons de cinéma particulièrement captivantes.

 Parmi les invités, le festival a également accueilli Bruno Dumont, Mélanie Doutey, Benoît Magimel, Marilou Berry, Bahman Ghobadi, Julia Dietze, Astrid Whettnall, Samuel Benchetrit, Joachim Lafosse, Sam Louwyck, Aku Louhimies, Claudio Giovannesi, Ektoras Lygizos, Arnaud des Pallières, Krzysztof Lukaszewicz, Charlie Dupont, Pauline Etienne, Eve Deboise, Delphine Noels, Serge Bozon, Lisa Tomaschewsky, Sophie van der Stap, Nanouk Leopold, Wim Opbrouck, Miguel Angel Jiménez, Alex Pitstra, Andrzej Chyra, Thierry Dory, Dimitri van Zeebroeck, Scott Graham, etc.


 

 

 

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 PALMARES COMPLET DU BRUSSELS FILM  FESTIVAL 2013 :

 

Jury Officiel

Samuel Benchetrit

Julia Dietze

Joachim Lafosse

Sam Louwyck

Astrid Whettnall

 

Compétition Officielle

8-BALL by Aku Louhimies (Finland)

90 MINUTES by Eva Sorhaug (Norway)

ALI BLUE EYES by Claudio Giovannesi (Italy)

BABY BLUES by Kasia Roslaniec (Poland)

BOY EATING THE BIRD’S FOOD by Ektoras Lygizos (Greece)

CAMILLE CLAUDEL 1915 by Bruno Dumont (France)

FIVE YEARS by Stefan Schaller (Germany)

JIN by Reha Erdem (Turkey)

MICHAEL KOHLHAAS by Arnaud des Pallières (France/Germany)

MIELE by Valera Golino (Italy/France)

SHELL by Scott Graham (UK)

VIVA BELARUS! by Krzysztof Lukaszewicz (Poland)


 

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  GOLDEN IRIS AWARD for Best film

Official Competition – Value 10.000€ to the right keeper (distributor or seller or producer).

 MICHAEL KOHLHAAS

by Arnaud des Pallières (France/Germany)

 WHITE IRIS AWARD for Best First Film

Official Competition – Value 4.000€ to the right keeper (distributor or seller or producer) to promote the film in cinemas and festivals.

 SHELL

by Scott Graham (United Kingdom)

 The prize was delivered to the director Scott Graham

– – – – – – – – – – –

 JURY AWARD

Official Competition – value 7.000€ to the director of the film for a next post production.

Sponsored by Dame Blanche.

 CAMILLE CLAUDEL 1915

by Bruno Dumont (France)

 – – – – – – – – – – –

 STUDIO L’EQUIPE AWARD

Official Competition – value 3.000€

 MIELE

by Valeria Golino (Italy/France)


 

 

 

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– – – – – – – – – – –

 BEST SCREENPLAY AWARD

European Competition – Value 2.000€ to the scriptwriter from ASA / SABAM.

 

VIVA BELARUS!

by Krzysztof Lukaszewicz (Poland)

 

Asa Jury

Annie Carels

Laurent Brandenbourger

 – – – – – – – – – – –

 

CINELAB AWARD for the Best Image

Value 3.000€

 MICHAEL KOHLHAAS

by Arnaud des Pallières (France/Germany)

 &

 JIN

by Reha Erdem (Turkey)

 – – – – – – – – – – –

 CINEUROPA AWARD

European Competition – Value 5.000€ from Cineuropa.org. Promotion Award.


 MICHAEL KOHLHAAS

by Arnaud des Pallières (France/Germany)

 

Cineuropa Jury

Valerio Caruso

Domenico La Porta

 – – – – – – – – – – –

 FEDEX CINEPHILE AWARD

European Competition – Value 2.500€ from Fedex. Help to send the film all over the world.

SHELL

by Scott Graham (United Kingdom)

 

LE JURY DES JEUNES ( impressions) :

 

« Un festival est un lieu d’échanges et de partage, où les jeunes curieux fréquentent les plus cinéphiles, où de nombreuses thématiques se côtoient, amenant les films, les goûts et les couleurs à flirter ensemble. Un festival est un lieu de prises de risques, où les films méconnus connaissent enfin la chance d’exister. En décernant son prix, le Jury Jeune espère donner une chance, mais surtout apporter un soutien, à un réalisateur et à ses futures œuvres. Aujourd’hui, le Jury Jeune a décidé de remettre le prix Fedex à un premier long métrage qui fait preuve d’une grande maîtrise. Un film à l’atmosphère silencieuse et poignante, aux non-dits saisissants, porté par deux acteurs de talent. Contrairement à ses personnages, nous espérons que ce film ne restera pas isolé et sillonnera les salles de cinéma du monde entier. Le prix Fedex est décerné à Shell, de Scott Graham, avec une mention spéciale pour sa jeune actrice Chloe Pirrie. »

 

AWARDS > LONG FEATURE FILM – ALL SECTIONS

 

AUDIENCE AWARD EUROMILLIONS

All sections – 2.000€ from Euro Millions to the director.

 

MIELE

by Valeria Golino (Italy/France)

 

– – – – – – – – – – –

 

RTBF TV PRIZE for Best Film

All sections – 10.000€ distribution support from RTBF La Deux

 

MICHAEL KOHLHAAS

by Arnaud des Pallières (France/Germany)

 

The prize was delivered to the director Arnaud des Pallières

 

– – – – – – – – – – –

 

Be TV PRIZE for Best Film

All sections – 5.000€ distribution support from Be TV

 

PARADIS PERDU

by Eve Deboise (France)

 

 AWARDS > MUSIC DOCS – INTERNATIONAL COMPETITION

 Acht TV Award (Broadcasting support 8TV)

& Rec’N Roll Award (Technical Sound Support 5.000 €)

 KIDD LIFE

by Andreas Johnsen (Denmark)

 Music Docs Jury

Didier Stiers

Alex Weiss

Marc Lacroix

Ive Stevenheydens

 

 AWARDS > SHORT FILMS – NATIONAL COMPETITION

 Studio L’Equipe Award

Best Short Film Award (1.500€)

 Le Fils du Blanc

de Maxence Robert

 – – – – – – – – – – –

 ARFFAward

Best Short Film Award (700€)

 La Bête entre les murs

de Cédric Bourgeois

 

ARFF Jury

Antoine Cuypers

Karine de Villers

Martine Doyen

Bernard Garant

Ann Sirot

 

– – – – – – – – – – –

 Cinelab Award

Award for the Best image (1.500€)

 Mont Blanc

de Gilles Coulier

 – – – – – – – – – – –

 

UPCB/UBFP  Award

Best Short Film Award (750 €)

 Mont Blanc

de Gilles Coulier

 

Upcb / Ubfp  Jury

Céline Biourge

Sarah Pialeprat

Pierre Raemdonck


 

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BRUSSELS FILM FESTIVAL ( 2)

 



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LES FILMS EN COMPETITION

 

 

 

 

 

8 – BALL

 

 

Un film  finlandais réalisé par Aku Lopuhimies

 

 

Pike, ex prostituée toxico, est libérée de prison. Mère d’un bambin, elle pense qu’elle peut vaincre ses démons. Un flic des stups aux méthodes peu orthodoxes veille d’ailleurs sur elle. Mais le retour au bercail d’un amant junkie va lui faire perdre le nord…

 

Un polar finlandais !  C’est noir mais jamais fataliste.

 

(24/06-21h)

 

 

 

 90 MINUTES

 

 

Un film norvégien réalisé par Eva Sorhaug…

 

 

Un quinquagénaire bourgeois a perdu son emploi. Un toxico bat   sa femme. Un bébé pleure dans le berceau. Un policier ne peut supporter la rupture familiale.

 

Dans 90 minutes, ces trois hommes commettront l’irréparable…

 

(20/06-22h15)

 

 

 

 ALI BLUE EYES

 

 Un film italien de Claudio Giovannesi.

 

 

Une banlieue ouvrière de Rome.

 

Nader, un ado d’origine égyptienne, est amoureux d’une italienne.

 

Ses parents refusent qu’il la fréquente car elle n’est pas musulmane.

 

Nader, qui se sent à la fois musulman et italien, perd peu à peu les pédales, d’autant que son meilleur ami, l’impétueux Stefano, lui fait sentir que  le clash des cultures, c’est  du sérieux.

 

Sept jours dans la vie d’un ado égyptien qui a grandi à Rome.

 

L’Italien Claudio Giovannesi aborde la question identitaire et le multiculturalisme avec réalisme et humanisme…

 

(22/06-21h45)

 

 

 

 BABY BLUES

 

 

Un film polonais de Kasia Roslaniec

 

 

Nathalie a 17 ans. Son rêve ? Devenir maman comme ses idoles, Britney Spears et Nicole Richie.

 

C’est formidable un enfant ! C’est cool ! D’ailleurs , son copain est d’accord ! Le temps de ranger  le skate, et hop ! Mais bébé rime avec responsabilités…

 

Kasia Roslaniec, la réalisatrice polonaise, y va franco : elle  dresse un portrait sans fard de la jeunesse actuelle et lance sans ciller le débat sur les mères ados…

 

(24/06-21h30)

 

 

 

 

BOY EATING THE BIRD’S FOOD

 

 

Un film grec  d’Ektoras Lygizos

 

 

Tenaillé par la faim  et sans un sou, un  jeune chômeur athénien instruit se retrouve à la rue avec son canari qu’il s’est juré de protéger…

 

Faim, solitude, désespoir, désarroi, démence ; les conséquences de l’extrême pauvreté sont sans appel…

 

Un regard radical et à dimension psychologique sur la misère.

 

Un écho à la crise grecque, à la cure d’austérité ?

 

Un film témoin de la chute inexorable d’une économie, de l’effondrement vertigineux des acquis sociaux ?

 

(23/06-21h45)

 

 

 

CAMILLE CLAUDEL  1915

 

 

Un film français réalisé par Bruno Dumo

 

 

Hiver 1915. Internée par sa famille dans un asile du sud de la France, Camille Claudel attend la visite de son frère Paul…

 

Un film qui secoue…

 

Un film qui pénètre…

 

C’est Juliette Binoche  qui joue cette femme réduite au silence, enfermée,  privée de liberté…

 

(20/06-21h15

 

 

 

 FIVE  YEARS

 

 

Un film  allemand réalisé par Stefan Schaller

 

 

Un film inspiré de faits réels , qui retrace les 1725 jours d’emprisonnement à Guantanamo du citoyen germano-turc Murat Kumas après son appréhension par les forces américaines en Afghanistan…

 

Schaller dénonce avec force le jeu de terreur et l’arbitraire des gouvernements en guerre contre le terrorisme.

 

(22/06-20h15)

 

 

 

 MICHAEL KOHLHAAS 

 

 

Un film franco-allemand réalisé par Arnaud des Pallières

 

 

XVIème siècle, dans les Cévennes.Victime de l’injustice d’un seigneur, un marchand de chevaux pieux va lever une armer et mettre le pays à feu et à sang.

 

Son but, simple et légitime : rétablir son droit.

 

Son nom : Michael Kohlhaas.

 

Un langage cinématographique bien taillé pour son allure altière.

 

(24/06-19h)

 

 

 

JIN

 

 

Un film turc réalisé par Reha Erdem

 

 

La guerre.  Des mines terrestres qui explosent, des fusils qui canardent,  des hommes qui cachent à peine leur concupiscence.

 

En trouvant refuge dans la forêt, Jin, 17 ans, tente d’échapper à tous les dangers d’une guerre où s’affrontent guérilla kurde et armée turque…

 

Un conte de fée…noir !

 

(23/06-21 h)

 

 

 

 MIELE

 

 

Un film franco italien  de Valeria Golino.

 

 

 

Irène aide  en catimini des personnes en phase terminale à mourir dignement.

 

Mais quand un homme en parfaite santé lui demande de l’aide à mettre fin à ses jours, Irène s’affole…

 

Un film sur le thème du suicide médicalement assisté…

 

Le premier film réalisé par la comédienne italienne Valeria Golino.

 

(22/06-19h)

 

 

 

 SHELL

 

Un film  britannique réalisé par Scott Graham

 

 

 

Shell, 17 ans, et son père , un mécanicien taciturne , vivent dans le Great Wilderness en Ecosse , des terres austères , désolées, menaçantes, fascinantes aussi.

 

L’hiver là-bas, on croise à peine une voiture par semaine.

 

Une station essence délabrée, plantée le long d’une route isolée. Il ne se passe presque rien.

 

Pourtant, les images de l’Ecossais Graham parlent. Elles racontent les effets psychologiques de l’isolement géographique, elles montrent la dépendance affective d’une fille et de son père, elles secouent les tabous sociaux.

 

Un film envoûtant, sensoriel !

 

(20/06-19h)

 

 

 

 VIVA BELARUS !

 

 

Un  film polonais réalisé par Krzysztof Tykaszewicz

 

 

 

Rocker contestataire biélorusse, Miron est enrôlé de force dans l’armée et en fait aussitôt les frais.

 

Pour dénoncer les mauvais traitements qu’il y subit, sa compagne décide d’écrire un blog qui alimente aussitôt la résistance biélorusse contre le régime d’Alexandre Loukachenko.

 

Filmées sans filtre, caméra au poing, les exactions de la grande muette et du KGB biélorusse font froid dans le dos…

 

(24/06-19h30)

 

12 films européens en compétition ! Intéressant comme démarche.

 

On découvre  de jeunes comédiens venant de tout horizon, à l’exception de Juliette Binoche et Valéria Golino( cette dernière en tant que réalisatrice)

 

On découvre  12 metteurs en scène qui apportent leur culture personnelle et qui nous mettent en relation avec les aspects sociaux et politiques de leur pays respectif. Leurs façons de voir le cinéma d’aujourd’hui ! C’est très intéressant !

 

 

Ivan Corbisier( directeur) : Notre compétition déroule 12 longs métrages européens, qui témoignent justement de la richesse de ce cinéma d’auteur que nous défendons avec ardeur.

 

Le Jury international attribue plus de 50.000  euros de prix qui serviront à encourager la création et la promotion cinématographique en Europe.

 

 Quant à nos célèbres projections quotidiennes en plein air, et notre compétition de courts métrages,  l’accent  est mis sur le cinéma belge.

 

 

 

PROJECTIONS EN PLEIN AIR  – 22 h 30

 

 

19/06 : Le cochon de Gaza

 

20/06 : Au nom du fils

 

21/06 : Tango libre

 

22/06 : The Broken circle breakdown

 

23/06 : Torpedo

 

24/06 : Mobile Home

 

25/06 : Offline

 

26/06 : A perdre la raison.

 

 

 

Un très  beau choix de films très diversifiés.

 

 

 

INVITE D’HONNEUR

 

 

Bertrand Tavernier, l’un des plus grands cinéastes à qui l’on doit des films comme «  Que la fête commence » , « Coup de torchon », « L’horloger de Saint-Paul » et bien d’autres encore.

 

 

Bertrand Tavernier  donne ce vendredi à 16 h un cours de « master class »( st.1), ce samedi à 16h  , une leçon de cinéma(st.1) et ce dimanche à 15h30 au studio 5 , une leçon de cinéma .

 

Merci  à Bertrand Tavernier.

 

 

 

FILMS EN AVANT PREMIERE

 

 

« Kapringen » (19/06) , je vous en ai déjà parlé.

 

« Josephine » d’Agnès Obadia, avec Marilou Berry (23/6-18h)

 

« Paradis perdu » d’Eve Deboise (20/6-19h30)

 

« Post Partum » de Delphine Noels, avec entre autres Françoise Fabian (21/6-19 et 21 h)

 

« Pour une femme » de Diane Kurys avec Benoit  Magimel(23/6-21h30)

 

« The Best Offer » de Giuseppe Tornatore  avec Donald Sutherland

 

(22/6-18h30)

 

« Tip Top » de Serge Bozon  avec Isabelle Huppert, Sandrine Kiberlain et François Damiens ( 24/6-21h15)

 

« I Anna »  de Bernaby Southcombe  avec Charlotte Rampling et Gabriel Byrne(26/6-20 h)

 

 

 

C’est la joie à Flagey ! C’est du cinéma et du vrai !

 

 

Et il y a encore  de nombreux films dans le secteur « Panorama » et le secteur  indispensable des « Courts métrages. »

 

 

Prochain rendez-vous avec  le Festival : demain samedi.




 

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Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BRUSSELS FILM FESTIVAL 2013 ( 1)

 



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La fête commence demain mercredi avec la projection du film : KAPRINGEN, et se clôturera le mercredi 26/06 avec le film ANNA…


 

Huit jours de passion pour le cinéma.

Huit jours de découvertes du cinéma européen.

Huit jours de rencontres avec de grandes personnalités du cinéma  telles Bertrand Tavernier  et Charlotte Rampling, des metteurs en scène , des comédiens, des musiciens et tout le monde vibrant du Septième Art.

Huit jours avec la projection de nombreux films en avant-première, en  compétition officielle, des courts métrages , des rencontres professionnelles

 

Bref, c’est la fête à Flagey !

 


NAISSANCE DU FESTIVAL

 

 

Créé en 1974, le Brussels Film Festival a évolué très sérieusement au fil  des courants cinématographiques et du développement de la capitale européenne.

Le Festival a pris un nouveau départ en 2003 dans un nouvel espace de prestige, Flagey ( l’ancienne maison de la RTBF)

Et quelques années plus tard, en décembre 2009, Ivan Corbisier reprenait la direction du Festival, succédant à Dominique Jeanne.

 


CA BOUGE !

 

Dès son arrivée au Festival en tant que directeur, Ivan Corbisier  a opéré des changements notoires afin de donner au Festival un nouvel envol !

Il a voulu créer un véritable tremplin pour tous ces jeunes  cinéastes plein de talents en leur offrant une diversité et une richesse du cinéma européen.

 

Brussels Film Festival accueille des invités de prestige nécessaires à donner au festival une véritable dimension  sur la scène médiatique.

 

Ivan Corbisier a voulu également créer une collaboration importante avec la musique, mettant au programme de nombreux documentaires musicaux.

 

 

CA BOUGE ! CA REMUE A FLAGEY !

 

 Ce Festival est aussi une plateforme pour les professionnels débutants et confirmés grâce à de nombreuses Master Classes, dont celles de Bertrand Tavernier et Bruno Dumont, et différents workshops.

 

Ce Festival a pris une place importante dans le monde du cinéma européen  grâce à Ivan Corbisier.

 

Suivez-le de  très près. Je vous en parlerai !

 

Et n’oubliez pas que  le Festival vous accueille  également chaque soir  à des projections de grands films en plein air. C’est devenu une tradition !

 

Avec ce beau temps (pourvu que cela dure !), c’est vraiment formidable de revoir ou de découvrir de grands films ave la lune pour témoin…

 

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KAPRIGEN

 

 

 

L’armateur du cargo danois «  MV Rozen » apprend que son navire et son équipage sont pris en otage au large  de la Somalie.

Le cuisinier Mikkel et l’ingénieur Jan sont parmi les sept hommes restés à bord. .

Pris dans un jeu cruel de vie et de mort, les négociations  commencent entre le président de la compagnie et les pirates somaliens.

Sauver ses hommes est un devoir, mais le sang froid et les milliards suffiront-ils à ramener tous les marins dans leur famille ?

 

Un thriller de grande dimension  écrit et réalisé par le Danois : Tobias Lindholm.

 

A voir demain soir au studio 4 – Flagey.


 

 

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Bonnes découvertes à tous !

 

 

 

Roger Simons

 

 

 

 

 

 

 

GERARD PHILIPE (4)

 

 Le Diable au Corps (1947)


Coalition totale entre le cinéma et le théâtre

 

 

Jean Vilar : S’étant débarrassé de tout élément extérieur, il s’attachait à reconstruire le personnage à partir d’éléments pris à l’intérieur de lui-même, choisissant chacun des gestes, des intonations qu’il se connaissait et qu’il jugeait pouvoir intégrer au personnage. Gérard se méfiait de ses dons. Il travaillait beaucoup.

 

Chose étonnante, Jean Vilar , l’un des plus grands hommes de théâtre du vingtième siècle , a fait partie de la distribution du film « Till Eulenspiegel » réalisé par Philipe avec le regard de Joris Ivens.

 

Gérard rêvait depuis longtemps de tourner un film.. Il avait envie de dire quelque chose en composant lui-même ses images. Il a écrit l’adaptation de l’œuvre avec la collaboration de René Wheeler et René Barjavel.

Il s’est attribué le rôle de Till, l’espiègle !

Maurice Périsset, chroniqueur, journaliste, écrivain abondant dans le domaine cinématographique, a écrit un ouvrage sur Gérard Philipe. Il commente le film « Till ».

Maurice Périsset : « Till » fit une pauvre carrière et Gérard en fut fort triste. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la critique ne fut pas tendre. Elle n’avait jamais aimé ce qui dérange. On s’en prit au manque de rythme du film, à la lenteur de certaines scènes, au montage selon elle sans rigueur. La critique souligne aussi que la lutte d’un peuple pour sa liberté ne saurait s’accompagner de rires ni même de sourires. Bref, le réalisateur n’était pas à la hauteur de l’interprète ! Gérard perdit beaucoup d’argent dans l’affaire. Cet échec le marqua profondément.

  

 

En réalité, c’est le métier de comédien que Gérard Philipe a voulu vivre complètement, tant au théâtre qu’au cinéma.

Sa grande qualité fut celle de préserver sa vie privée durant toute son existence. Il a connu un seul grand amour aux côtés de Nicole Fourcade, devenue Anne Philipe.

 

Mardi 24 novembre 59.

 

Le soir, Gérard lit Euripide avant de s’endormir. Il prend aussi des notes. Du reste dans la journée, il avait coché certains passages d’une œuvre de Corneille qu’il avait envie de jouer. Il avait relu Hamlet. Ce serait pour bientôt. Il pensait : « Il est temps que je joue Hamlet. Dans cinq ans, il sera trop tard. » Il avait 37 ans, né le 04/12/1922.

 

Mercredi 25 novembre 59

 

 Le matin, Anne, son épouse, va conduire les enfants en classe et laisse Gérard endormi, comme à l’accoutumée. Quand elle revient, Gérard est mort. Le visage est calme. Sans une contraction de la main. Les rotatives des journaux vont tourner à un train d’enfer. Des éditions spéciales vont paraître. Huit colonnes à la une des grands quotidiens parisiens. Un hommage aussi important dans la presse est chose rare pour un acteur. On titre : « Un acteur pur comme une larme, le visage illuminé et pitoyable qui faisait fondre les cœurs, est mort d’un cancer au foie. »

« Gérard Philipe, le mal du siècle sous le masque du comédien »

Les grands comédiens, la plupart amis avec Gérard vont dire :  « C’était un Seigneur. C’était un Prince. » Un autre plus discret :  « C’était un homme ! »

Gérard avait le don de l’amour avec Anne, le don de l’amitié avec René Clair, le don du travail avec Jean Vilar, mais avant tout, il avait l’amour de l’humanité ! Toujours sur la défensive, se remettant sans cesse en question alors que chaque rôle qu’il tenait à la scène ou à l’écran était un triomphe.

 

Georges Sadoul (historien) : Gérard était la modestie même. Non qu’il n’eut conscience de sa gloire et de son talent. Il savait ce qu’il valait. Mais il savait encore mieux que tout reste toujours à apprendre, à conquérir, que l’art est long et la vie terriblement brève, durât-elle un siècle. Il aurait voulu tout connaître !

Et puis il y avait son rire sonore qu’aujourd’hui encore nous entendons. Un rire légendaire. Il pouvait rire simplement pour se détendre. Mais il lui arrivait de rire au moment même où il semblait se prendre au sérieux. Un rire jeune, stimulant, délassant, démystificateur, un rire qui était le soleil des répétitions au théâtre, diront plus tard ses camarades de scène.

 

Philippe Noiret : C’était un acteur génial !

 

Delphine Seyrig : Je me demande comment j’aurais imaginé mon métier de comédienne si je n’ais pas vu Gérard Philipe.

 

Michel Piccoli : J’appréciais non seulement le comédien mais dans la vie, c’était un personnage vif argent, même quelquefois insaisissable, tellement rapide et inquiétant.

 

Jacques Panier, régisseur au Théâtre National, ensuite à la Télévision Belge, homme de lettres par excellence, poète, écrivain, l’un de mes précieux collaborateurs, c’est avec lui que j’ai créé  la fameuse émission à la RTB des  « Feux de la Rampe » Jacques était un grand admirateur de Gérard Philipe.

 

Jacques Panier : J’étais en Avignon lors de la première du  CID ». Je me suis glissé dans l’équipe technique. J’aimais découvrir ceux qui exerçaient mon métier de régisseur de théâtre. J’ai eu le privilège de côtoyer Gérard Philipe. Contrairement à ce que disent les comédiens : « Moi, il me faut deux heures pour m’imprégner de mon personnage », Gérard Philipe arrivait dix minutes avant le début du spectacle. Ce qui n’était pas sans provoquer l’inquiétude du régisseur de plateau.

Il se maquillait très peu. Une petite brique de terre de ciel qu’il se passait en vitesse du bout des doigts, cela lui faisait son fond de teint. En Avignon, le rendez-vous avec Gérard après le spectacle était place de l’Horloge. Il aimait boire de la bière. Un grand buveur de bière, comme moi du reste.

Il était toujours généreux, se préoccupant sans cesse du sort des acteurs. Il était naturel, toujours séduisant, agréable et charmant. Il était affiché – par ordre alphabétique – comme les autres comédiens de la troupe. Son plaisir était bien sûr le théâtre car il avait besoin du public. Il n’a pas pu terminer le film « La Fièvre monte à El Paso ». Il avait un cancer au foie. On lui avait caché la vérité. Je pense qu’il aurait supporté de savoir. Il était assez courageux.

 

Anne Philipe : « Combien de temps ? » avais-je demandé aux médecins lorsqu’ils m’avaient fait entrer dans la petite pièce à côté du bloc opératoire. – « Un à six mois maximum » m’a-t-on répondu. – Vous ne pouvez pas faire qu’il ne se réveille plus puisqu’il dort encore ?

– Non Madame.

Je suis rentrée dans ta chambre. Tu respirais mal à cause de la sonde nasale. Tu aurais reposé ainsi avec le même visage pâle et triste de ceux qui dorment encore, et que tout soit bien. C’est cela que j’avais imaginé dans mes moments de confiance. Trois mauvais jours et à nouveau une vie entière devant nous. C’était trois mauvais jours et la mort au bout, et d’ici là, le mensonge entre nous.

Même endormi, je n’osais te regarder avec le désespoir, la folie qui m’animaient. Je forçai mon regard au calme, je répétais devant toi, inconscient, la comédie que j’allais te jouer et qui était tout ce qui me restait de notre vie commune… (Extrait du livre « Le Temps d’un soupir »Anne Philipe)

 

Jeudi 26/11/59 :

 

De longues files d’admirateurs anonymes commencent à se former devant le numéro 17 de la rue de Tournon à Paris, scrutant les volets fermés du second étage où Minou, la maman de Gérard, veille le corps de son fils pour qui l’habilleuse du T.N.P. avait apporté le costume noir à crevés blancs, la cape rouge au col évasé de grand d’Espagne.

Et c’est un CID inoubliable, une orchidée sur la poitrine qu’ont pu contempler une dernière fois ceux qui l’aimaient.

 

 

 

 Gérard Philipe fut enseveli deux jours plus tard dans le petit cimetière de Ramatuelle où le curé fit sonner le glas.

Il s’est endormi  dans cette terre qu’il a toujours   ne plus jamais se réveiller.

Une simple pierre avec un nom gravé et deux dates :

 

GERARD PHILIPE  – 4 décembre 1922/ 25 novembre 1959

 

Extrait : chanson «  Un prince en Avignon «  chantée par Fabiennne Thibault.

Je n’oublierai jamais Gérard Philipe et il m’arrive parfois de prendre mes disques 33 tours et de réécouter cette voix troublante, unique, racontant l’histoire de Saint-Exupéry « LE PETIT PRINCE »…et à chaque fois, mon émotion reste la même et mes larmes se dessinent sur mon visage…

 

Si vous vous rendez à Cannes en mai prochain pour assister au Festival International du Film, faites un crochet  à Ramatuelle , c’est tout près de Cannes ,  pour applaudir une toute dernière fois cet homme qui a imposé l’image de son temps  et qui ne laisse derrière lui que l’image du printemps.

 

INOUBLIABLE GERARD PHILIPE

 

Fin

 

Roger Simons

 

GERARD PHILIPE (3)

 

 

 1952. Sur l’écran noir de mes nuits blanches apparaissent des ombres : Paolo Stoppa, Raymond Bussières, Raymond Cordy, Gérard Philipe   et …

 

« Les belles de nuit » qui font rêver Claude, professeur de musique…

 

Trois jolies  femmes des plus troublantes : Martine Carol, Magali de Vendeuil et Gina Lollobrigida…

Pardon du peu !

C’est dans ce film de René Clair, tourné en 1952, que j’ai découvert Gérard Philipe au cinéma.

J’ai été immédiatement séduit par ce jeune acteur d’un naturel étonnant. Séduit par sa voix très particulière quand il s’est mis à chanter, l’une de ses nuits de rêve ! J’en garde un merveilleux souvenir !

Hélas, plus moyen de mettre la main sur ce moment magique !

 

René Clair ( réalisateur) :  Beauté, charme, génie, ces mots galvaudés qui viennent aux lèvres quand on parle de Gérard , ce sont les mêmes mots que les contemporains du romantisme lièrent à l’image du jeune Musset , ce Musset à qui Gérard ressemblait tant !

 

 

 

Le cinéma a joué un rôle important dans sa vie. On a comparé Gérard Philipe à Douglas Fairbanks, à d’Artagnan, à un lion superbe et généreux. Pendant des années, le fantôme bondissant de « Fanfan  la Tulipe» allait accompagner Gérard sous toutes les latitudes.

 

 

Il a reçu un accueil formidable dans tous les pays où il était présenté. Il a tourné avec les plus grands metteurs en scène du cinéma français dont Christian-Jaque réalisateur de « Fanfan la Tulipe »

 

Christian Jaque : De toutes les qualités de Gérard, celle que j’apprécie le plus était son courage. Il n’avait rien d’un sportif. Pourtant il refusait de se faire doubler pour les scènes dangereuses.

 

René Clair (réalisateur de « La beauté du diable » ) : Gérard s’intéressait à tout durant le tournage alors que la plupart des acteurs sont isolés dans leur rôle et ne prêtent guère attention à ce qui se passe autour d’eux. Il examinait le scénario, regardait le jeu des autres comédiens, observait la caméra, les lumières, les problèmes que pose chaque prise de vue. Il attendait de moi une indication nouvelle qui lui permettrait de faire mieux encore.

Il aimait venir se mêler à l’équipe technique, il aimait sentir la chaleur d’une équipe. Il voulait toujours savoir le pourquoi de tel ou tel mouvement de mise en scène ou de caméra. Je lui ai confié quelques séquences qu’il a pu mettre en scène lui-même. Immédiatement, il a fait preuve de dons évidents pour la mise en scène au cinéma.

 

Chose étonnante : Gérard Philipe à demander à René Clair de le mettre en scène au T.N.P (Théâtre National Populaire). dans la pièce d’Alfred de Musset « On ne badine pas avec l’amour »

 

Daniel Ivernel (qui jouait dans cette pièce) : J’ai vu répéter Gérard avec René Clair. Il écoutait, il prenait des notes. Et puis, comment décrire cette gentillesse, cette compréhension des autres ?

 

René Clément (réalisateur de « Monsieur Ripois) : Avec Gérard, le travail, c’était plus que du travail. Nous aimions nous retrouver le soir, après le tournage de « Ripois »Nous étions à Londres. Pendant le trajet en voiture du studio pour rentrer dans le centre de Londres, nous nous racontions des histoires de Ripois. « Imagine un type qui…C’est très Ripois …Jamais Ripois n’aurait fait cela… »

Nous nous amusions à cerner le personnage par des exemples extérieurs au sujet. Cela tournait à l’obsession. Ripois nous habitait.

Lorsque nous étions sur le plateau, nous étions deux complices qui se comprenaient et communiquaient avec un code secret, connu de nous seuls.

 

Gérard Philipe : J’aime tourner en extérieur, en décor réel. Il s’agissait de tourner un plan dans la rue, directement mêlé à la foule et sans figuration, grâce à une caméra portative soigneusement dissimulée. Le caméraman, tiré sur une chaise de paralytique, jouait de sa caméra comme d’un hochet. C’était un truc inventé par René Clément pour que nous passions inaperçus et que la foule ne s’amassât pas sur notre passage.

 

René Clément : La complicité entre Gérard et moi était un état permanent, aussi bien au studio qu’ailleurs.

Je n’ai jamais eu cela qu’avec lui.

Dans cette voiture entre le studio et la maison, nous parlions constamment de notre travail parce que cela nous faisait formidablement plaisir. Nous étions comme deux gosses amoureux du personnage.

 

La liberté de mouvements du comédien auprès de René Clément est ce qu’on pourrait appeler une liberté conditionnée. C’est ça la marque d’un grand metteur en scène.

Ce film a remporté un gros succès dans les années 50.

 

Gérard Philipe s’astreignit à briser chaque rôle, à détruire chacun des héros auxquels il acceptait de prêter pour un temps son visage, sa silhouette, sa démarche, ses inflexions de voix et surtout le reflet visible de son âme.

 

 

 

 

La suite, demain…

 

Roger Simons